Les Camps de la Honte

Le Camp de Bias

Dans l’amertume des harkis, ces anciens supplétifs de l’armée française rapatriés d’Algérie, se lit 56 ans de ballottement entre « invisibles » et « oubliés ». Un oubli palpable à l’ancien camp de Bias (Lot-et-Garonne) où rien ne subsiste, sauf leurs souvenirs. « Le plus dur pour moi, enfant, c’était la haie de cyprès, avec les barbelés juste derrière, tout autour du camp. Le fait de ne pas sortir, c’est ce qui me manquait le plus… » Bertrand Haffi, 54 ans, pointe du doigt la lisière du camp, aujourd’hui bordure d’une petite route, un champ de maïs, un abribus, une petite stèle.

Chacun à son souvenir du « Centre d’accueil de rapatriés d’Algérie » (Cara) de Bias, son nom officiel. L’unique douche hebdomadaire « un jour les hommes, un jour les femmes », le couvre-feu à 22H00, après lequel « les cafards revenaient dans l’obscurité », dans l’unique pièce où dormait toute la famille.

Vidéo du Camp de Saint Maurice l’Ardoise dans le Gard

Visualisez la Vidéo du Camp de la Honte

Article de Presse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *