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Lot-et-Garonne : Ecrans 47 veut diffuser le film « Les Résistantes »

Jean-Claude Veniel. Archives « Sud Ouest »

Le film sera projeté en février, en même temps, dans les neuf cinémas indépendants du département

« On veut hurler notre indépendance ». C’est par cette formule que Jean-Claude Véniel, président de l’association Ecrans 47, qui regroupe les neuf cinémas classés Art et Essai du département, a justifié son communiqué de presse envoyé ce lundi matin.

Dans celui-ci, il annonce que le film « Résistantes » de Fatima Sissani , qui n’avait pu être projeté samedi 23 novembre à l’Utopie à Sainte-Livrade à cause de la forte mobilisation harkie, sera diffusé simultanément d’ici quelques semaines dans ces neuf cinémas indépendants de Tonneins, Aiguillon, Marmande, Casteljaloux, Nérac, Agen, Monsempron-Libos, Castillonnès et enfin Sainte-Livrade.

« Même l’Utopie n’a pas hésité. Et en choisissant une date assez éloignée – a priori début février – on espère que les choses s’apaiseront un peu. »

Les paragraphes de son communiqué vont largement dans ce sens : « Il ne peut y avoir de compétition dans la douleur et l’horreur des examens perpétrés en temps de guerre… Sans la capacité à regarder en face notre histoire commune à nous tous, descendants, soit des bourreaux, soit des victimes, ces faits restent des cancers, nourris par certains dans l’intérêt de nous diviser. Cinquante ans après, cette histoire  »qui ne passe pas’’ doit pouvoir être analysée, vue, entendue, racontée par les derniers témoins, quels qu’il soient. Chacun a sa place pour en débattre avec respect et dignité. La culture historique, le dialogue, les œuvres témoignages, ne peuvent que nous aider à atteindre ses buts. En aucun lieu, sur aucun sujet, l’entrave, la menace, la violence verbale ou physique, n’a jamais apporté la paix et la vérité. »

Autre élément d’apaisement espéré, le film « Le Harki » de Philippe Faucon, l’une des rares œuvres possédant le prisme de cette communauté maltraitée, sera également projeté dans ces salles avant le film « Les Résistantes ».

Malgré ces précautions, le risque de jeter de l’huile sur le feu existe bel et bien. « On verra, réagit Jean-Claude Véniel. Mais nous ne voulons pas plier devant ces faits. On l’a encore vu à Poitiers où, sous la pression, le film de Roman Polanski  »J’accuse’’ a dû être retiré… Alors qu’il constitue en soi un très beau film.

02/12/2019

COMMUNIQUE DE PRESSE

De Monsieur, Vincent-Ouari Bouabdallah (Toulouse)

A L’ ATTENTION DE LA RÉDACTION DE SUD-OUEST VILLENEUVE SUR LOT

Monsieur,

Je fais suite à la conversation téléphonique que j’ai eu avec votre secrétariat le jeudi 28 novembre 2019. Je suis Fils de Harkis et Président d’Association Loi 1901. Avec toute mon association et bien d’autres associations qui défendent la liberté d’expression des minorités opprimés, après le choc provoqué par le projet de diffusion du film de Madame Fatima Sissani, nous réaffirmons notre soutien inconditionnel à Monsieur André Azni, à son Association, les Harkis et leurs amis, à Monsieur Gasmi Boaza et à son Association le CNLH. En effet, s’il y a un « résistant » c’est bien Monsieur André Azni qui ce jour-là a fait reculer la haine et la provocation et non la liberté d’expression ! S’il y a bien eu quelqu’un qui a voulu mettre le feu entre les communautés, c’est bien Madame Sissani. Ne faites surtout pas le jeu de la haine, cher Monsieur. Votre devoir de journaliste est de dire la vérité et d’apaiser les tensions, de maintenir l’unité nationale et l’amitié entre les peuples. Pourquoi madame Sissani a-t-elle refusé le dialogue que lui proposait le président Gasmi Boaza pour apaiser les tensions ? 

Comment osez-vous insulter insulter dans votre article de presse en date du 26 novembre 2019 les Harkis leurs femmes et leurs enfants en les accusant d’être avec l’OAS groupe terroriste ! Cette injure dépasse l’entendement et met gravement en danger la vie-même et la sécurité d’André Azni, de Gasmi Boaza et de toute la communauté harkie. Dans le contexte actuel et le climat d’explosion civile que traverse notre pays vos propos sont irresponsables et une véritable incitation à la haine entre communauté jusqu’ici apaisées par la République. 

C’est pourquoi, j’adresse copie à Monsieur le Procureur de la République d’Agen et à Monsieur le Ministre de l’Intérieur. 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Vincent-Ouari Bouabdallah fils de harkis, président et fondateur Association (Loi 1901) 

Réponse de la Rédaction du Journal

Bonjour Monsieur, J’entends votre position. Toutefois, vous faites référence à la fin de votre message non pas à un article de Sud Ouest mais à un communiqué signé par plusieurs associations et partis politiques. Ces derniers ne disent pas qu’André Azni est de l’OAS mais disent que ceux qui se sont réunis samedi dernier « étaient plutôt animés par un  soutien à l’OAS et à l’Algérie française ». Ca fait, il me semble, une différence…Cordialement

Jeudi 28 Novembre 2019

COMMUNIQUE DU CNLH

s’ agissant de la projection du reportage ‘Résistantes’ au cinéma l’Utopie à Ste Livrade, les Harkis n ont jamais interdit la projection de ce documentaire, ils n ont pas autorité pour. Les Harkis ont eu l autorisation préfectorale de manifester. Les Harkis voulaient regarder le reportage et le cas échéant assister au débat. La communauté harkie a servi de prétexte pour faire valoir ce reportage qui ne passe pas ailleurs. Nous avons été assimilés par la responsable au RN/l’OAS qui n ont rien à voir avec les harkis, qui continuent leur combat pour
leur dignité. Mème un journal algérien les critiques sans avoir les éléments nécessaires. Les associations harkies sont apolitiques et il est hors de question de nous associer à la politique. Les Harkis n ont pas autorité à interdire quoi que ce soit. Il faut peut-être chercher ailleurs. Quand aux partis politiques qui souhaitent des poursuites, il leur faudrait d abord avoir les véritables éléments.

Info Dernière Minute

Karim Akouche censuré à Avignon par la réalisatrice Fatima Sissani

28 NOVEMBRE 2019

Rédigé par Marianne et Agence Siwel et publié depuis Overblog

– Souvenez-vous ! (Retour en Arrière)-

Karim Akouche : « D’étatique, la censure est devenue communautaire »

– Avril 2019 –

Écrivain algérien, auteur de Lettre à un soldat d’Allah – Chroniques d’un monde désorienté, éd. Écritures (l’Archipel, 2018) et Allah au pays des enfants perdus (Écriture, 2019).

L’écrivain Karim Akouche dénonce son exclusion d’un débat organisé avec une réalisatrice « féministe » à Avignon sur la résistance des femmes pendant la guerre d’Algérie. Prétextes invoqués : c’est un homme, algérien, kabyle, et il a visité Israël !

Invité par « les amis du Monde diplomatique » et « les amis de L’Humanité Vaucluse », pour participer à un débat organisé à la cinémathèque Utopia d’Avignon le 26 avril, aux côtés de la réalisatrice franco-algérienne Fatima Sissani, sur le thème de la résistance des femmes pendant la guerre d’Algérie, je m’en retrouve exclu illico, brutalement. Par qui ? Par la réalisatrice elle-même et «les amis de L’Humanité Vaucluse», trahissant ainsi les idéaux de la grande Alice Cherki et ses amies héroïnes, dont Madame Sissani a pourtant croqué le portrait dans son documentaire.

C’est un comportement que je dénonce avec vigueur. Je suis plus qu’indigné, je suis en colère, car non seulement j’ai dû annuler ma participation à un colloque littéraire à Agadir afin de pouvoir me libérer pour ce débat mais surtout, il est inacceptable qu’on censure un écrivain, en 2019, dans le pays de Voltaire.

Madame Sissani ne souhaite pas débattre avec moi parce que je suis un homme et, en étant Kabyle, Algérien, je n’aurais pas dû me rendre en Israël en septembre 2016.

On assiste ces derniers temps à la banalisation de la censure

Qu’ai-je fait à Madame Fatima Sissani pour qu’elle jette l’opprobre sur ma personne, mon intégrité morale et intellectuelle ? A-t-elle lu mes romans et mes chroniques ? Elle se dit féministe. Je le suis aussi. Mais un féministe classique, pas un faussaire. Un égalitaire, pas un revanchard. Est-elle plus féministe que moi, moi qui ai écrit « La religion de ma mère » et « Toute femme est une étoile qui pleure« , un chant poétique célébrant la femme, dénonçant le patriarcat, l’islamisme et le consumérisme, joué au théâtre et apprécié au Québec, et bientôt repris en France ? Et puis, que me reproche-t-elle ? D’être allé, en homme libre, en Israël et à Ramallah pour tenter d’ériger des passerelles et parler de fraternité et de paix entre les peuples ?… Je suis transparent comme l’oxygène, je ne cache rien, j’écris, je doute, j’ai des convictions, pas de certitudes et surtout aucunement, comme elle, le monopole de la vertu et de la vérité.

Cette censure s’ajoute à la triste série qui a frappé ces dernières années le monde culturel et universitaire un peu partout en Occident, plus particulièrement le Canada et la France. La plupart de ces actes sont commis par de faux gauchistes, des « antiracistes » racistes. En nouveaux clercs de la pensée indolore, autoproclamés gardiens du temple de la morale, nostalgiques du sale vieux temps, ils s’attaquent à tout ce qui ne cadre pas avec leurs œillères et leurs oreilles sourdes.

La censure s’est, hélas, généralisée, démocratisée, elle est partout, tandis que la liberté perd du terrain. Avant, la censure était monarchique, puis étatique, avant de devenir aujourd’hui communautaire. Bref, on assiste ces derniers temps à la banalisation de la censure. Un sursaut collectif est plus qu’urgent pour limiter les dégâts qu’elle cause à l’art, à la parole libre et contraire. De mon côté, je refuse de me taire, car je suis convaincu que de la censure ne jailliront jamais les lumières, mais seulement des monstres et des ténèbres. Je continuerai donc à dénoncer avec fermeté tous les professionnels des ciseaux et de la muselière.

 Karim Akouche est l’auteur de « La religion de ma mère » et de « Lettre à un soldat d’Allah ». Il vient de publier « Allah au pays des enfants perdus », éditions Ecriture, 153 pages, 15 euros.

29/04/2019

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Karim Akouche censuré à Avignon par la réalisatrice Fatima Sissani

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AVIGNON (SIWEL) —Invité par « les amis du Monde diplomatique » et « les amis du journal L’Humanité Vaucluse », Karim Akouche devait être le 26 avril au cinéma Utopia d’Avignon, en compagnie de Fatima Sissani, qui a réalisé un documentaire sur des femmes résistantes, pour débattre ensemble, et avec le public, sur le combat des femmes.

La réalisatrice a finalement trahi l’auteur d’Allah au pays des enfants perdus en refusant de débattre avec lui sous prétexte qu’il est un homme, préférant débattre avec une femme. Un argument purement sexiste de la part d’une femme sensée être militante pour l’égalité des droits homme-femme.

D’après l’auteur de Lettre à un soldat d’Allah – Chroniques d’un monde désorienté, la Franco-Algérienne, Fatima Sissani, refuse aussi de débattre avec lui parce qu’en étant Kabyle, il n’aurait pas dû se rendre en Israël en septembre 2016. Un propos de nature antisémite.

Il y a deux choses que j’exècre le plus au monde : la haine et la censure. En me bâillonnant à l’Utopia d’Avignon, la réalisatrice Fatima Sissani a trahi les grandes héroïnes dont elle a croqué le portrait dans son documentaire. J’ose le mot : elle s’est comportée avec moi en lâche, sans éthique ni hauteur d’esprit. En fausse féministe, revancharde, Madame Sissani refuse de débattre avec moi parce que je suis un homme. En fausse gauchiste, Madame Fatima refuse de débattre avec le Kabyle que je suis parce que je suis allé en Israël. En somme, elle a dévoilé sa véritable identité, un visage dur, sans relief, dégoulinant de haine et de misère », a déclaré Karim Akouche sur sa page Facebook. « Heureuses, les vraies résistantes qui n’ont rien vu », a-t-il ajouté.

Karim Akouche a dénoncé l’attitude hideuse et haineuse de la réalisatrice Fatima Sissani. Le comportement de cette dernière a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et plusieurs internautes ont posté des commentaires dénonçant le sexisme, le racisme et, plus précisément, l’antisémitisme de Fatima Sissani. Il y a plusieurs commentaires acerbes, comme cet internaute qui a écrit : « Il ne faut pas s’étonner, c’est une militante islamo-gauchiste« . Un autre s’est exprimé pour dire que la réalisatrice algérienne a « un cœur de pierre avec des gants de velours. » Un autre intervenant, qui tranche avec les autres, s’est étalé sur le statut honorable de la femme berbère à travers son histoire pour s’indigner sur le vilain comportement de cette Franco-Algérienne en perte de repères, madame Fatima Sissani.

Par ailleurs, beaucoup d’internautes ont pris position au sujet de la visite de Karim Akouche en Israël, en fustigeant l’antisémitisme de cette femme xénophobe. Ils se sont même questionnés sur la notoriété de cette dame inconnue du grand public.

Un internaute a écrit ce qui suit:

C’est la première fois que j’entends parler de cette dame, mais ça ne la fera pas grandir ! Encore une schizophrène, aliénée jusqu’aux bouts des ongles ! Ce fameux voyage en Israël qui fait tant de mal à ceux qui en fait, sont incapables de faire quoi que ce soit ! Les Égyptiens, qui ont payé chèrement les deux guerres, de 67 et 73, entretiennent des relations diplomatiques avec Israël, tout autant que tous les pays du Golf, reste l’Algérie, du moins son pouvoir, qui mène une guerre contre cette Algérie trahie et qui fait semblant de vouloir la liberté aux Palestiniens, alors qu’il la refuse à ses citoyens !

Fidèle à ses convictions et viscéralement attaché à liberté de dire et d’écrire, Karim Akouche continuera de dénoncer tous les intégrismes et les travers de notre époque désorientée. Il a écrit dans l’une de ses cinglantes chroniques ceci :

 Suis-je trop libre ou est-ce mon époque qui est fermée, qui se transforme en « maison close»? Toute liberté brimée est un étouffoir. Toute loi qui muselle la parole libre est une tyrannie. Tout esprit censuré est victime d’un crime contre la pensée,Karim Akouche

27/04/2019

Deuxième Article de Presse du « Paris Normandie » de La Journée Nationale (Bis) Aux Harkis, Samedi 26 Octobre 2019 à Louviers, Square Albert 1er au Monument aux Morts. (Cliquer sur le lien pour y accéder)

Sainte-Livrade (47) : les harkis obtiennent l’annulation de la projection du film « Résistantes »

Article de Presse du Lot-et-Garonne (Sud Ouest du Dimanche 24 Novembre 2019)

Article de Presse du Lot-et-Garonne (Sud Ouest du Samedi 23 Novembre 2019)

– Samedi 23 Novembre 16 h 30′ Article Complet –

Le film devait être présenté ce samedi à 17 h 30 à l’Utopie, en la présence de Fatima Sissani, la réalisatrice. Propos recueillis par Julien Pellicier.

Le film « Résistantes », de Fatima Sissani, devait être projeté ce samedi à 17 h 30 à l’Utopie, en la présence de la réalisatrice.

Les harkis, avec leur discours menaçant des derniers jours et mobilisés sur place, ont obtenu l’annulation de la projection du film « Résistantes », de Fatima Sissani, qui devait être présenté ce samedi à 17 h 30 à l’Utopie, en la présence de la réalisatrice.

L’œuvre évoque le parcours de femmes proches du FLN durant la Guerre d’Algérie. Vendredi, en fin de matinée, après une réunion avec la gendarmerie et des représentants de la communauté harkie, le cinéma a pris la décision de céder à la pression, par principe de précaution.

« L’Histoire encore trop douloureuse »

« Nous souhaitions donner la parole à des femmes engagées, d’hier à aujourd’hui. Mais il semble malheureusement que l’Histoire soit encore trop douloureuse pour pouvoir engager un dialogue serein. Nous n’avions pas d’autre objectif que d’ouvrir un espace de dialogue, respectant la dignité de tou.te.s, et surtout pas d’encourager des discours haineux, encore moins des actes de violence. »

23/11/2019

Réaction de Fatima Sissani

Lot-et-Garonne. Interview avec Fatima Sissani : « Je veux plus que jamais débattre de ce film »

Fatima Sissani : « La communauté harkie, elle, ne me fait pas peur car je ne nourris aucune haine envers elle. Au contraire. » ARCHIVES « SUD OUEST »

Fatima Sissani réagit aux menaces des harkis qui pèsent sur la projection de son film « Résistantes » à Sainte-Livrade, ce samedi

Les Apéros d’Origine Contrôlée (AOC) de l’Egalité, organisés par l’Afils en Nouvelle-Aquitaine, font étape au cinéma l’Utopie de Sainte-Livrade aujourd’hui à 17 h 30 (1).

La programmation de ce documentaire donnant la parole à trois femmes ayant rejoint le FLN durant la Guerre d’Algérie a fait réagir des représentants des harkis qui se sont montrés clairement menaçants (note édition de jeudi 21 novembre). La réalisatrice, Fatima Sissani, réagit à son tour.

De quoi traite votre film, « Résistantes », qui sera diffusé samedi à l’Utopie de Sainte-Livrade ?

De la colonisation de l’Algérie par la France et de la Guerre d’Algérie à travers l’itinéraire de trois femmes : une femme d’origine française qui est fille de colon, une femme appartenant à la communauté juive et une ‘‘algéro-algérienne’’ qui ont rejoint le FLN pendant la guerre d’Algérie.

Avez-vous été surprise par l’hostilité affichée par la communauté harkie en apprenant cette projection ?

Je ne sais pas si Monsieur Asni représente toute la communauté harkie… Je suis très choquée par la violence incroyable de ses propos alors même qu’il n’a pas vu le film dans lequel, d’ailleurs, il n’est jamais question des harkis…

Ça, je ne comprends pas. C’est complètement délirant. Je ne comprends pas non plus quand il dit « Ici, chez nous, en France » car c’est aussi chez moi.

Je suis franco-algérienne depuis plus de 43 ans. Je vis en France. Je suis Française et Algérienne. Et quand bien même je ne serais qu’Algérienne, je considère que l’on peut travailler et faire les documentaires que l’on souhaite.

Que l’on en débatte ensuite me paraît naturel… S’ils veulent opérer une OPA sur la Guerre d’Algérie, ce n’est pas possible. Cet épisode fait partie de l’histoire de France.

Le traitement réservé par la France aux Harkis est par ailleurs absolument honteux. Et je ne vois pas comment on peut parler de la guerre d’Algérie sans parler du FLN qui en a été un acteur incontournable. Que ces gens regardent le film avant de tenir des propos d’une telle violence.

Au cours de votre carrière de réalisatrice, avez-vous déjà connu de telles menaces de censure ?

Jamais.

Dans quel état d’esprit viendrez-vous à Sainte-Livrade aujourd’hui ?

Je veux plus que jamais débattre de ce film. Il est hors de question que je réponde aux tentatives d’intimidations et de censure de qui que ce soit.

La seule chose qui m’inquiète est l’éventuelle présence de sbires du Front national en ces temps de racisme décomplexé.

La communauté harkie, elle, ne me fait pas peur car je ne nourris aucune haine envers elle. Au contraire, j’éprouve une très grande compassion pour ce que ces personnes ont subi.

J’espère donc qu’ils et elles viendront nombreux, nous avons une histoire en commun. Et ils et elles pourront ainsi se rendre compte que ce film n’est en aucun cas contre eux.

(1) Projection à 17 h 30 (5 euros) suivie d’un débat. Elle ne sera pas accompagnée d’invités, comme initialement prévu.

23/11/2019

Le Jeudi 21 Novembre 2019

Lot-et-Garonne : les harkis menacent la projection d’un film à Sainte-Livrade-sur-Lot (47)

Présentation du hors-série du pays d’art et d’histoire en collaboration avec la revue Ancrage « grand Villeneuvois, carrefour de souffrances et d’espoir » Joël Combres, Marie-Christine Gourgues et Charline GazeauJulien Pellicier ( Musée de Gajac)

Samedi 23 Novembre 2019 à 17 h 30 à Sainte-Livrade-sur-Lot (47)

L’Utopie programme « Résistantes », samedi. La projection du film, qui parle de femmes proches du FLN, est perçue comme une provocation. Chahut à prévoir.

« Est-ce qu’un harki aurait le droit d’aller tourner un documentaire en Algérie ? » André Asni est en colère et multiplie les arguments pour tenter de justifier l’action – injustifiable – que des membres de la communauté harkie entendent mener au cinéma l’Utopie de Sainte-Livrade.

Les AOC (Apéros d’Origine Contrôlée) de l’Égalité, organisés par l’Association du Lien Interculturel Familial et Social (Alifs), basée à Bordeaux, prévoient samedi, à 17 h 30 (1),

une projection du documentaire « Résistantes », de Fatima Sissani. Un film qui présente le regard croisé de trois femmes engagées aux côtés du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. « Des résistantes ? Ça dépend de quel côté on se place. Pour nous, ce sont des terroristes », enrage le président de l’association Les Harkis et leurs amis qui voit dans cette programmation, « en plein fief harki », une insulte ou une provocation.

Lui n’a pas vu le film, sorti en mars dernier, qui traite d’un pan de l’histoire de la Guerre d’Algérie et dont la projection est un préalable au débat. Et tant pis si cette journée est organisée avec l’aide de la revue « Ancrage », qui entretient « la mémoire des métissages du Sud-Ouest » et a, dans ce cadre, souvent donné la parole à la communauté harkie.

Menaces de censure ?

« Ils veulent le diffuser ? Ils peuvent. Mais à leurs risques et périls »

André Asni, connu pour user d’une totale liberté d’expression, entend ne pas l’accorder pleinement, même s’il s’en défend, à ceux qui veulent témoigner d’un autre point de vue : « On ne va rien interdire. Nous sommes dans un pays de droit… Le film sera projeté mais chahuté. On va payer notre place, entrer… Ils veulent le diffuser ? Ils peuvent. Mais à leurs risques et périls. »

À l’extérieur, il promet des banderoles, voire des drapeaux algériens brûlés. « Ça va être chaud », jure-t-il. Directeur de la publication d’« Ancrage », Joël Combres a « essayé de lui expliquer les choses pendant deux heures ». En vain, semble-t-il. Il connaît bien le personnage, depuis longtemps, et ne pense pas être en mesure de le changer : « André Asni fait beaucoup de ramdam. Il m’a dit qu’il voulait venir avec une étoile jaune sur son blouson… »

Pour ce premier AOC de l’Égalité décentralisé, le magazine s’est engagé auprès de l’Alifs, organisatrice, à « accueillir samedi matin au Café de Sainte-Livrade une délégation de militants qui viennent de Bordeaux afin de leur expliquer le contexte et leur montrer le camp de Bias ». « Ancrage » assistera ensuite à la projection, renvoyant les opposants à leurs responsabilités.

« Boaza Gasmi, qui est un peu l’autorité de la communauté, sera là, reprend Joël Combres. Je lui ai détaillé les fondements de l’AOC et la démarche apaisante qui est celle de l’association. Quant au film, il ne s’agit pas d’un film anti-harkis mais d’un film sur les femmes engagées dans les combats en Algérie. C’est une manifestation propice pour mettre en avant un certain nombre de sujets, ça peut être une bonne tribune pour les femmes harkies. C’est dommage car, là, cela dessert leur cause. On espère que l’on pourra quand même débattre. »

Suspicion permanente

Le président du Comité National de Liaison des Harkis (CLNH) semble y être décidé. Un peu apaisé par les explications reçues de l’Alifs (lire ci-contre) mais toujours sur la défensive : « On aurait dû être contacté en amont pour comprendre, pour éviter tout ça. On ne connaissait pas le contenu du film, on aurait pu tout imaginer… » Boaza Gasmi ne s’en cache pas : « J’ai prévenu les autorités et dit au responsable du cinéma que sa salle allait brûler si les harkis étaient insultés. »

Le maire et « les RG » ont aussi été informés des vives tensions entourant cette projection. « Venir ici chez nous, en France, à 5 km du camp, on l’a pris pour une provocation. Imaginez que je fasse un film sur les massacres du FLN et que j’aille le présenter sans rien dire à personne en Algérie… »

Rassuré par l’association, Boaza Gasmi reste tout de même en alerte et sera présent sur place, samedi. « Si ça parle juste du rôle des femmes pendant la guerre d’Algérie, il n’y a pas de problèmes pour le débat. Ça peut même faire naître un dialogue. Si ce n’est pas le cas, si les harkis sont insultés, ça va s’enflammer. » 

Près de soixante ans après les faits, défiance et méfiance sont toujours de mise. Une suspicion permanente qui n’empêchera pas ce dernier, ainsi qu’André Asni sans doute, de faire visiter le camp samedi matin…

(1) À 17 h 30, projection du film « Résistantes ». Tarif : 5 euros. Renseignements au 05 53 40 27 83. À 18 h 30, débat animé par Patrick Figeac avec Fatima Sissani, la réalisatrice et en présence de Chama Messaoudi, éleveuse berbère réfugiée en France en 1968, la directrice du CCAS de Marmande et l’ancienne députée PS de Lot-et-Garonne, Lucette Lousteau, qui est née à Oran.

Anne-Cécile Gordard coordonne ces AOC, « des manifestations culturelles et citoyennes qui rassemblent quelque 60 partenaires en Nouvelle-Aquitaine qui ont tous envie de questionner la bonne mise en œuvre des valeurs de la République, à commencer par l’égalité ». L’objectif du rendez-vous de samedi est comme toujours de « déclencher la discussion en se basant sur un support artistique et en veillant à croiser les regards ». La parole, donc, sera libre. Il s’agira de « mettre en lumière le parcours de femmes qui, dans le contexte de la Guerre d’Algérie, ont décidé de s’engager, parfois de mettre leur vie en danger. C’est un détour par le passé qui permet de parler aussi de ce qu’il se passe aujourd’hui en Algérie, où la révolution du sourire doit beaucoup aux femmes.» La discussion, elle en est consciente, se déroulera « sur un territoire chargé d’histoire ». L’intervention de représentants de la communauté harkie y est donc naturelle.« Avec “Ancrage”, nous nous sommes dit qu’il aurait fallu associer dès le départ les personnes concernées, regrette Anne-Cécile Godard. Mais ce sera peut-être le début de quelque chose à venir, à une nouvelle proposition qui associera tout le monde bien avant, dès le départ.»

21/11/2019

Le Mardi 12 Novembre 2019

Emission sur France Inter « Harkis, quand la France abandonne ses enfants » (Cliquer sur le lien pour y accéder, merci).

Des jeunes Français musulmans, enfants de harkis, manifestent devant le camp de harkis de Saint-Maurice l’Ardoise, pour attirer l’attention de l’opinion publique sur les conditions des Harkis, le 02 juin 1975. © AFP / AFP

Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’histoire de Français que la France a oubliés : les harkis. 

« HarkiNom masculin. Militaire servant dans une formation militaire – appelée harka – pendant la guerre d’Algérie ». Mais aussi, par extension « Membre de la famille d’un harki ou descendant d’un harki ». C’est la définition que donne le Larousse, suggérant ainsi que le qualificatif se transmet par le sang, de génération en génération. Un mot singulier, puisqu’il désigne encore aujourd’hui des centaines de milliers de Français alors que les harkis, ces militaires engagés aux côtés de la France en Algérie, n’ont été soldats, de fait, que pendant la guerre. 

Réfugiés en France à partir de 1962, ceux que l’on appelle alors « Français musulmans rapatriés », ne forment pas tout de suite une communauté. C’est l’accueil que leur réserve la France qui va les souder autour d’une histoire partagée : celle de l’exclusion et du silence. Une histoire qui serait sans doute restée longtemps enfouie, s’il n’y avait pas eu les enfants de harkis : brisés, révoltés, engagés, ils vont se battre pour être entendus et reconnus.  

Des montagnes de Kabylie au Massif Central, des camps de transit aux HLM de banlieues, c’est ce combat, celui des harkis et de leurs enfants, que nous allons raconter aujourd’hui.

Bulletin d’Information | Dernière Nouvelle | Appel à Solidarité Harkie

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Harkis Pères, Harkis Mères, Harkis Fils, Harkis Filles, Harkis Petits Enfants, nous vous informons que la réunion nationale prévue le Samedi 07 Décembre 2019 à Montpellier est malheureusement annulée à cet endroit. La raison principale, le nombre incalculable de personnes qui ont émis leur désaccord quant à la tenue de cette réunion en cette ville, pour des justifications douteuses et bizarres, dont nous même n’avons ni compris ni le sens ni le but. Simplement cette contestation était accompagnée d’une énième visée ad personam, entre confusion entre l’organisation de cette réunion dont on nous a confié la charge et la personne qui s’était proposé de mettre à disposition une salle. Nous héritons de cette charge par défaut, et nous assumons le fait que le chemin aurait été plus long à faire car nous n’avons pas choisi cette ville en particulier mais qu’elle s’est présentée à nous par un concours de circonstances et qu’il a bien fallu faire au mieux. Mais cela ne nous a arrangé en rien, bien au contraire. Mais que voulez-vous les vipères ont craché leur venin et la couleuvre s’est faufilé dans les herbes hautes et donc impossible de la retrouver. Bien d’autres ont proposé un lieu et une salle, au nombre de deux, qui s’ajoutent au premier mais qui n’ont finalement pas donné une suite concrète à leur proposition sans aucun signe de vie. Quant à tous les polémistes et les frustrés de Facebook qui n’ont que cela à faire que de critiquer et palabrer dans leur monde virtuel pour oublier leur bien vide et ennuyeuse vie réelle, et qui au lieu d’apporter leur aide en chair et en os avec des idées concrètes et des projets constructifs, en proposant ici une salle, là un appel à un ami pour en avoir une sûre, que nenni, blablabla, entre masturbation intellectuelle et bêtise de propos, il ne reste que des critiques stériles et un goût amer, à part salir autrui et en particulier les personnes de bonne volonté qui ne comptent ni leur temps ni leur moyens pour mener à bien ce projet d’union nationale. L’excuse invoquée : « je ne suis pas président(e) d’association », ou « je ne sais pas moi, j’ai vu de la lumière, je suis entré, j’ai trouvé que la musique était mauvaise, et la soupe n’était pas bonne, alors je me suis permis de dire que les personnes en cuisine, quand même aurait pu mieux faire et patati et patata… ». Sinon c’est quand que vous allez vous levez de votre canapé et vous bouger pour apporter votre contribution en posant votre pierre à l’édifice ? Tristes sires que vous êtes, le matin en vous regardant dans le miroir, vous dîtes : -« Miroir, mon Beau Miroir, dis-moi qui est la plus belle ? », et le miroir vous répond :-« Mais toi bien sûr ! »… Hé oui, certains entendent des voix dans leur tête et s’imaginent que c’est le Saint Esprit qui leur parle et que par miracle ils ont maintenant la science infuse et qu’ils peuvent jouer les inspecteurs des travaux finis, mais à part le thé infusé dans leur tasse, ils n’ont réussi qu’à n’infuser que cela, et si ils pouvaient boire aussi la tasse, cela nous éviterait d’écouter leurs sornettes et le bruit de leur ego qui ne passe pas les portes. Noyés dans leur bave de crapauds, ils ne font que nous ralentir dans le chemin de la réussite. Déçus par la fourberie, l’hypocrisie et la méchanceté de certains, trop nombreux, et la trahison de certains « ami(e)s » et « frères » ou « sœurs », nous nous retrouvons bloqué au milieu du champ, et cela n’empêche personne de dormir la nuit que notre Cause Nationale Harkie soit dans l’impasse. Jusqu’à quand aller vous dire le contraire de ce que vous faîtes au final ? Entre anathèmes et princes et princesses de châteaux de cartes et de sable, il ne reste que la division. Critiquez-vous, battez-vous, disputez-vous, dans des querelles intestines et absconses, comme vous l’avez toujours fait, et ceux qui vous ont précédé, vous ne faîtes que le jeu du gouvernement comme des précédents, qui s’amusent de vous voir vous entre-déchirer. Lorsque le Sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt. Pour finir et parler concret, nous lançons une dernière bouteille à la mer, si il reste une ou deux personnes, à qui il reste un soupçon de dignité et d’honneur, vous serez bien aimable de nous trouver un lieu et une salle pour la réalisation de cette réunion au centre de la France, afin de contenter la majorité des gens. La zone centrale que nous avons délimitée sur la carte de France comporte ces villes, il s’agit de : Bourges, Châteauroux, Nevers, Moulins et Guéret. Bien évidemment, nous ne connaissons pas le réseau routier ni le réseau de chemin de fer qui desservent ces villes et si il est pratique et accessible. Après, toute autre proposition réelle et sincère sera la bienvenue. Il est bien évident que si aucune offre de salle et de ville ne venait à nous parvenir dans les prochains jours et dans les plus brefs délais, nous nous verrions dans l’obligation regrettable d’annuler purement et simplement cette réunion nationale. Et nous nous dégageons de toute responsabilité quant à cet échec, indépendant de notre volonté. A charge à quiconque de la reprogrammer à une date ultérieure, si le cœur lui en dit. Quant à nous, nous aviserons d’un autre rendez-vous chez nous (la Normandie), hors période de réserve et après les élections municipales. A bon entendeur, salut !

Contactez-nous via notre mail pour toute idée ou proposition : memoires-des-harkis@orange.fr

Bulletin d’information | Annonce |  Réunion Publique Nationale Harkie

Nous vous informons que suite à la Cérémonie Patriotique des Harkis du 26 Octobre 2019 à Louviers (27400), il avait été convenu avec tous les participants venus ce jour de nous réunir au niveau national. Rendez-vous est pris le Samedi 07 Décembre 2019 à Montpellier (34000). Tous les Harkis, Dames Harkis, Enfants Harkis et Petits-Enfants Harkis et les Soutiens à la Cause Harkie, Associatifs et Militants actifs, sont invité à y participer. Pour des raisons de bonne organisation, veuillez-nous faire savoir dès l’apparition du carton d’invitation Facebook, la confirmation de votre venue et de votre présence à cet évènement,  en nous retournant le coupon-réponse via le mail de l’Association Mémoires des Harkis de Normandie : memoires-des-harkis@orange.fr, en nous indiquant le nombre de personnes pour les groupes constitués et les délégations, en nous indiquant le nom, prénom, adresse, mail, téléphone, de chaque participant ; tous les participants inscrits figureront sur la liste officielle de l’organisation. A leur arrivée à la salle, chacun devra se présenter à l’accueil en déclinant son identité afin de pouvoir accéder à l’enceinte de la réunion. Aucune personne non enregistrée au préalable ne pourra entrer. La clôture de la liste se fera une semaine avant la réunion, c’est-à-dire, le Dimanche soir 1er Décembre à Minuit 00h00. Aucune personne ne sera autorisé à s’enregistrer après cette date ou à entrer dans la salle le jour-même. Vous êtes donc prévenus, à vous de vous organiser en temps et en heure. Faîtes passer le message à tous vos contacts. Merci et à Bientôt !

SCANDALE EN NORMANDIE !

Actualité Harkie | Information importante| Dernière Nouvelle !

Nous venons d’apprendre qu’une fille de Harki a eu son véhicule vandalisé devant la maison familiale, hier dans la nuit de mardi à mercredi 30 Octobre, sur une Commune de l’agglomération Rouennaise (76). En effet, ce matin nous sommes allés constater les dégâts, bris de glace, carrosserie cabossée et rayée, et le plus grave une inscription injurieuse et raciste contre les Harkis. Après mure réflexion, nous pensons que cet acte scandaleux n’est pas anodin et nous faisons le lien direct avec notre cérémonie nationale d’Hommage aux Harkis de samedi dernier à Louviers (27400), le 26 Octobre 2019. Nous estimons qu’il ne faut pas laisser cet acte affreux impuni. Ce fait révoltant nous prouve une nouvelle fois que chaque enfant de Harki peut être la cible de la haine et être la victime de la violence parce que Harki. Nous devons regretter que nous ne sommes pas bien protégés au quotidien, preuve en est, et que cet acte haineux pourrait être le début d’une série d’autres actes d’agression, aujourd’hui sur les biens appartenant à un Harki, demain sur les personnes Harkies. L’heure est grave, nous sommes toutes et tous en danger !

(Afin de protéger l’identité de la victime, nous avons masqué le nom de famille de la personne sur la photo, merci de votre compréhension).

Remerciements

Cérémonie Nationale au Harkis à Louviers le 26 octobre 2019
Louviers, le Samedi 26 Octobre 2019, Cérémonie d’Hommage aux Harkis

Bonsoir les Amis Harkis de France et de Navarre !

Nous remercions l’ensemble des délégations Harkies de nous avoir fait le grand Plaisir de se déplacer de tous les coins de France, du Sud-Ouest, du Sud-Est, du Sud Centre, de l’Ouest, et du Nord, et qui nous ont manifesté leur Solidarité en étant présents à nos côtés pour cette Cérémonie Nationale. Nous disons un grand Merci à tous les participants de Normandie et d’ailleurs, pour leur confiance et leur soutien à la Cause Harkie, seul but de cette cérémonie.

A la prochaine. Amitiés,

Malik et Farid.

Appel Citoyen et Républicain

A toutes les Familles Harkies, Réveillez-vous !

Jusqu’à quand allez-vous rester inerte, dans l’immobilisme face au déni de notre existence par un gouvernement qui nous opprime, qui nous occulte, qui nous bafoue ?!

Bon Sang, allez-vous agir réellement pour récupérer votre dignité d’être humain, celle de vos Mères et celle de vos Pères ?!

Le Temps passe et joue contre nous, l’Etat nous a rendu aveugle, sourd et muet et pendant qu’un trop grand nombre de nos Anciens ferment les yeux, un jour vous sortirez de cette torpeur dans laquelle vous vous confortez et vous vous apercevrez qu’il est trop tard… Trop tard pour réclamer, trop tard pour revendiquer, trop tard pour crier notre colère, notre désarroi, notre désespoir !

Ayez un dernier sursaut d’amour propre en vous présentant physiquement et moralement à la Grande Célébration Patriotique du Samedi 26 Octobre 2019, Square Albert Ier, Louviers (27400, Eure) ! Montrez clairement que la Communauté Harkie n’est pas morte ! Les Autorités cherchent à nous exclure définitivement de la République Française, ne laissez pas faire cela au Nom de nos Morts pour la France !

Venez nombreux, soyez des hommes et des femmes debout !

Dîtes aux Familles, aux Amis, aux Voisins, aux Compatriotes et la Providence fera le reste Inch’Allah !

Malik

Événement commémoratif exceptionnel en souvenir des soldats harkis et de leurs familles.

Baptême républicain de la plaque de la rue des harkis  » Martyrs français musulmans morts pour la France », discours et festivités.

Cérémonie patriotique de la journée nationale d’hommage  aux harkis, célébrée de nouveau pour laisser la parole libre aux harkis.

Samedi 26 octobre 2019 à partir de 11 h à Louviers

Nous vous invitons, vous tous harkis, épouses, fils et filles, petits-enfants, amis, compagnons, collègues, camarades, sympathisants, anciens combattants,

militaires, patriotes, démocrates, républicains, défenseurs des libertés, citoyens et citoyennes.

Soyez les bienvenus et venez nombreux pour libérer la parole du peuple de France!

Tu es fille ou fils de harki, petite-fille ou petit-fils de harki, pense à  ton père ou à ton grand-père, souviens toi que son sacrifice, il te l’a transmis et que vous en  hériterez de génération en génération et qu’il n’appartient qu’à vous de changer l’avenir, car le passé ne peut être changé, afin de briser le cycle infernal de l’opprobre jeté sur vos parents qui n’ont eu d’autre choix que celui de protéger leur vie et de subir les aléas de l’histoire, celle qu’on leur a imposé par la force, la violence, l’intimidation, l’humiliation et la perte de toute dignité humaine en devenant des sans droits, des sans-voix, des sans visages, des sans-abris, des sans domiciles fixes, des apatrides, des déracinés sans devenir aucun, des vagabonds, des oubliés, des méprisés, des niés, diffamer et insultés, broyés et écrasés. Pensez à votre mère qui vous a donné la vie, vous a donné le sein, vous a bercé et dorloté enfant, vous a choyé et nourri et rempli de son amour et rendez-lui son amour en retour en devenant les acteurs de votre vie qu’elle vous a confiée  car vous êtes  une partie d’elle et qu’elle est une partie de vous. En participant à cet événement, vous panserez un peu les blessures et les chagrins de votre maman. Soyez debout et relevez la tête pour elle, pour lui, pour vous et votre enfant et la descendance qui vous suivra.

Diffusez au plus grand nombre, par la voie des réseaux sociaux et de bouche à oreille!

Contactez vos familles et vos amis, vos collègues et vos connaissances!

VIVE LA REPUBLIQUE ET VIVE LA FRANCE !

CONTACT : memoires-des-harkis@orange.fr

SITE INTERNET A VISITER : www.memoires-des-harkis.fr

Bienvenue à Mémoires des Harkis !

Si vous êtes arrivés jusqu’à nous c’est que vous êtes des gagnants ! Trait d’humour bienvenu, c’est la question Harkie qui vous a intrigué et vous voulez en savoir plus. Nous sommes là pour vous accompagner dans vos recherches et vous donner toutes les informations et les connaissances que nous avons à notre disposition et que nous vous soumettons avec le plus grand plaisir, chers Amis. Si vous vous êtes perdu dans les dédales de l’Histoire, et que vous ne savez plus où est le chemin des Harkis, nous sommes là pour vous l’indiquez car dans l’espace-temps politico-médiatique tout a été fait pour que l’Histoire tragique et douloureuse vous soit caché. Pour effacer un crime, il faut le faire oublier des mémoires des vivants pour que les morts ne parlent plus et se taisent à jamais. Mais si les Morts ne parlent plus, ou pire que nous ne les entendons plus, les fantômes eux, ceux du Passé crient leur détresse et leur peur, celui d’être oublié à jamais. Ô à toi Jeanne d’Arc, toi qui savait que le tombeau des morts se trouvent dans le cœur des vivants. Seuls ceux qui ont des yeux pour voir sauront trouver la lumière au bout du tunnel. Car lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. Oui les Harkis sont dans le Noir depuis leur exil il y a plus de 50 ans. Comment savoir où aller lorsque nous ne savons pas d’où venons. Ce site est là pour vous, pour tous ceux qui ne savent pas, qui n’ont pas appris, à qui l’on n’a pas transmis, mais qui ont soif de connaissance et de savoir, qui ont soif de dignité et de respect. Mes chers amis, venez et entrez, cliquez et découvrez et marcher sur les pas de vos aïeux, de vos ancêtres, de vos frères et sœurs, de tous ceux qui ont une histoire personnelle et familiale et qui souhaitent la délivrer à leurs semblables et à ceux qui ont terriblement souffert, un dialogue d’une souffrance à une autre. Maintenant  c’est à vous de décider, de savoir ou de ne pas savoir, de dire ou de ne pas dire mais si dans certains cas, la parole est d’argent et le silence est d’or, dans le cas des Harkis la parole est vitale car il y a des silences qui tuent. Alors libérez la parole en vous exprimant dans votre site et liez vous les uns aux autres par notre intermédiaire car ce site n’a qu’un seul but ultime celui de lier les Hommes entre eux dans la Paix et la Fraternité. Soyez heureux et regardons ensemble dans la même direction, vers l’avenir, celui des générations à venir pour que ne plus jamais cela.

Farid M.